Exploitation forestière
Vers une exploitation forestière respectueuse de l’environnement
M. Daniel FEREY, Préfet de Région, a invité le Président de Région, représenté en l’occurrence par Mme Carol OSTORERO, 6ème Vice-Présidente déléguée aux ressources naturelles et à la forêt, à procéder à la signature d’une charte d’exploitation forestière à faible impact pour la Guyane, mardi 30 novembre 2010 dans les salons de la Préfecture. A leurs côtés pour signer ce document, les partenaires de la filière Forêt et Bois de Guyane représentés par les trois collèges de l’association Interpro Bois Guyane : exploitation forestière, sciage et rabotage du bois, gestion forestière.
De façon générale, l’exploitation forestière est destructrice pour l’environnement. Les engins de chantier utilisés par les exploitants causent implicitement des dommages non négligeables par l’altération des sols et de la végétation.
L’exploitation forestière à faible impact ne consiste pas nécessairement en une totale remise en cause ce mode d’exploitation, mais consiste plutôt à optimiser celui-ci par l’usage de méthodes moins traumatisantes et surtout plus réfléchies en faveur de la biodiversité.
Globalement, il est recommandé concrètement de :
- Procéder à un inventaire préalable des ressources : étape incontournable afin de recenser les espèces en présence et ainsi déterminer un périmètre de zones(s) protégée(s)
- Déterminer une largeur minimum à appliquer à l’aménagement des pistes forestières afin de limiter la déforestation sauvage
- Revoir les techniques d’abattage
- Convenir d’un taux maximum d’exploitation
L’objet de cette présente charte est donc de structurer l’exploitation forestière afin d’assurer la pérennité de la ressource.
En signant ce document, chaque exploitant s’engage ainsi à respecter les règles préconisées visant à améliorer sa productivité, tout en veillant à l’équilibre environnemental.
L’Office National des Forêts (ONF) devra veiller au respect de sa bonne application.
Cette démarche équitable doit permettre, à l’aube 2012, d’apporter une certification internationale, gage de valeur ajoutée de la Forêt guyanaise, dont est issu ce bois.
La portée de cet indice de qualité n’est pas à négliger puisqu’il s’agit là de standards internationaux susceptibles d’influer à terme sur le comportement d’achat du consommateur à la recherche de produits fiables à base de bois (parquet, meubles, papier).








