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Lancement de l'année DAMAS

Préconisations du Colloque de la Biodiversité

 

COLLOQUE SUR LA BIODIVERSITE AMAZONIENNE

 

4 et 5 NOVEMBRE 2010 A LA CITE ADMINISTRATIVE REGIONALE

 

SYNTHSE DES TABLES RONDES

 

 

TABLE RONDE N°1

BIODIVERSITE ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

 

 

Les travaux de cette table ronde ont été organisés en deux parties :

 

      I.            Présentation des 3 communications suivantes :

o   Zonages écologiques et aménagement du territoire (DIREN)

o   Changement d’échelle pour la construction d’un projet de territoire (IRD)

o   Apport de la connaissance scientifique dans les politiques d’aménagement et d’exploitation de la ressource halieutique (IRISTA)

 

    II.            Echanges et discussion

 

 

 

I-                    Synthèse de la présentation des 3 communications

 

 

A.      Zonages écologiques et aménagement du territoire (DIREN)

Une présentation des outils a été faite afin d’établir une Interaction entre le zonage écologique et l’aménagement du territoire et ce dans une démarche positive, au travers des dispositifs :

 

1-      Zones Naturelles d’intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF)

Les ZNIEFF sont des outils d’aide à la décision, destinées à éclairer les collectivités publiques sur le patrimoine naturel. Elles ne sont en revanche pas des espaces protégés dans le sens réglementaire du terme mais ont été par le passé utilisées pour asseoir des projets d’aménagement.

En Guyane, la situation des ZNIEFF est la suivante :

-          Inventaire initié dans les années 1992-1993, consolidé en 1998 puis actualisé en2009

-          Pour chaque ZNIEFF, une saisie des espèces protégées est effectuée. On en dénombre 92.

 

2-      Zones humides

Elles n’ont pas de statut particulier, mais jouent un rôle important, bien qu’elles n’aient pas de portée règlementaire en Guyane ; on peut citer quelques zones RAMSAR avec  des travaux en cours sur la cartographie de ces zones.

 

3-      Réserves naturelles

Les caractéristiques et objectifs sont bien différents, et la règlementation peut même différer à l’intérieur  d’une même réserve, liée à la proximité de bassins de vie. (Exemples des réserves de KAW et l’AMANA)

 

4-      Les parcs

Une distinction est à faire entre les parcs nationaux régis pas la loi Giran, et les parcs naturels régionaux.

Concernant les parcs nationaux, il y a certes une charte, déclinant un projet de territoire, mais la vocation principale reste la protection du milieu naturel de ce territoire et en particulier dans la zone de cœur du parc.

S’agissant des parcs naturels régionaux, le projet de territoire est basé sur la valorisation des ressources.

 

5-      Sites inscrits et classés

Le classement ne s’appuie pas sur le caractère écologique mais plus sur des intérêts historiques, pittoresque et sur la qualité paysagère. (ex roches gravées, les îles du salut, les abattis kottika). Les projets doivent se faire dans le respect des vocations initiales.

 

6-      Conservatoire du littoral

Le conservatoire acquiert le foncier remarquable et en confie l’exploitation à des gestionnaires (exemple des salines et du sentier de montabo)

 

 

CONCLUSION

Nécessité de développer la connaissance des enjeux écologiques sur l‘ensemble du territoire pour appuyer des politiques publiques.

Nécessité d’anticiper la prise en compte de ces enjeux bien en amont des projets.

Nécessité d’une bonne articulation de ces enjeux aux différentes échelles, communale, intercommunale et régionale (SCOT, SAR, SDOM, schéma des carrières, charte PNRG, Charte PAG).

 

 

B.      Changement d’échelle pour la construction d’un projet de territoire (IRD)

Quels dialogues établir entre l’aménagement du territoire et la biodiversité ? Ou comment passer d’une pratique de l’application de la règle à la construction d’un projet

 

Pour y répondre, il faut établir une relation différente entre la société et la biodiversité, c’est à dire, repenser opposition entre nature et homme.

En effet, il faut susciter une co-évolution entre biodiverstié et aménagement du territoire. Une expérience récente, à partir du bilan de la Loi littoral en 2006, a permis de mettre en exergue la nécessité de bien communiquer et d’instaurer un dialogue entre tous les acteurs concernés pour arriver à une « démarche de projets », en évitant la mauvaise perception d’un empilement de dispositifs contraignants.

 

Il est important de déconnecter cette démarche du mandat politique, car elle nécessite du temps et donc une vision sur le long terme qui ne laisse pas de place à une démarche au « coup par coup ».

 

 

C.      Apport de la connaissance scientifique dans les politiques d’aménagement et d’exploitation de la ressource halieutique (IRISTA)

Cette présentation est le fruit des travaux issus de l’atelier littoral marin et aménagement du territoire.

 

3 sujets ont été abordés : la conservation, l’exploitation et l’aménagement du littoral.

 

Quelques données clés de ce système exceptionnel ont été fournies : une biodiversité particulièrement élevée (près de 600 espèces contre 400 aux Antilles), l’un des écosystèmes les plus productifs au monde et un fort investissement d’organismes de recherche et fonds d’origine variée.

 

 

Les préconisations issues des travaux d’IRISTA sont les suivantes :

-          Meilleure coordination voire même la création d’un groupe de recherche pour mieux avancer sur la connaissance des milieux aquatiques

-          Nécessité de données récurrentes sur le long terme pour parvenir à un système d’observation

-          Pouvoir à terme disposer d’un pôle marin littoral

 

 

 

II-                  DEBATS

 

Divers questionnements :

-          Conciliation entre les objectifs défendus, de la recherche, des collectivités territoriales et de la société civile

-          Le « porter à connaissance » de la donnée scientifique afin d’asseoir de véritables politique de développement

-          Rôle de la recherche en termes de conseils des politiques publiques

-          Education à l’environnement « nationale » est inadaptée à notre environnement géographique : inclusion nécessaire dans les programmes éducatifs d’un enseignement adapté

-          Mise en valeur insuffisante des ouvrages existants

-          Respect et reconnaissance des usages culturels et coutumiers des populations locales.