Région dynamique

 

Evénement

 
Exposition ART TEMBE à l'ENCRE

Appui au Développement Local

PRESENTATION

Le Dispositif Régional d’Appui au Développement Local est un outil d’aide au développement social, économique et culturel mis en place en 2003 à l’initiative du Conseil régional.

 Il a pour vocation de permettre un développement homogène de la Guyane, en focalisant son action sur les communes éloignées des centres décisionnels Dans ce cadre, la mission du dispositif est d’accompagner les citoyens des territoires dans la mise en œuvre de leurs projets (individuels ou collectifs) et de contribuer à leur mobilisation autour de projets intégrés à l’échelle de leur bassin de vie

MOYENS MIS EN OEUVRE

Le Dispositif Régional d’Appui au Développement Local repose avant tout sur son assise locale :

- Sept Agents de Développement Local (ADL) ont été affectés sur l’ensemble du territoire guyanais hors Île de Cayenne, Kourou et Saint Laurent ;

- Un partenariat a été mis en place avec des structures décentralisées : Communautés de Communes de l’Est et de l’Ouest Guyanais, Parc Naturel Régional et Chambre d’agriculture.

 ADL

 Structure partenaire 

Territoire 

Lieu d’affectation 

Philippe DAKAN  C.C.O.G. 

Maripasoula, Papaïchton  

Maripasoula, Antenne Région 

Jacqueline JOSEPH  C.C.O.G. 

Apatou, Grand Santi, Saül 

Apatou,
Office du Tourisme

Marion RODET  P.N.R.G. 

Awala-Yalimapo, Mana 

Mana,
PNRG

Eline JEAN-ELIE  P.N.R.G. 

Roura

Roura,
PNRG

Antoine LEDUC  C.C.E.G. 

Régina, Camopi 

St Georges,
CCEG

Fabienne BROUARD   C.C.E.G.

St Georges, Ounanary 

St Georges,
CCEG

Jean-Claude HORTH  Ch. agriculture  

Sinnamary, Iracoubo

Sinnamary,
Ch. agriculture

Liste des ADL et affectation (données valables jusqu’au 31/01/2006)

Par ailleurs, afin d’assurer une cohérence entre les actions locales et régionale, la Région Guyane s’est dotée d’instances décisionnelles politique et technique (comité de pilotage et comité technique).

Enfin, la Région Guyane s’est adjointe l’expertise de la MAPROC (Mission d’Appui au Programmes Communautaires), relayée localement par le cabinet 2M CONSEIL afin d’accompagner le dispositif dans son démarrage et sa montée en puissance.


FINANCEMENT

  Le financement du Dispositif Régional d’Appui au Développement Local  est bipartite :
- 50 % par l’Union Européenne sur le FEDER (Axe 13 – assistance technique) ;
- 50% par la Région Guyane (politique régionale de développement local).

Organigramme de fonctionnement du DRADL.

 

II- Activité du dispositif et résultats principaux par année

ANNEE 2003 : FORMATION ET PREMIERE APPROCHE DU TERRITOIRE
ANNEE 2004 : APPUI AUX PORTEURS DE PROJET ET ANCRAGE TERRITORIAL
ANNEE 2005 : EMERGENCE DES PROJETS COLLECTIFS D’ANIMATION TERRITORIALE

 

III- Bilan statistique de l’activité des ADL

Le bilan statistique présenté en annexe se base sur cinq types d’activités :

  • L’ANIMATION TERRITORIALE consiste, soit en la mise en place de campagnes d’information des acteurs locaux, soit en la mise en place et l’animation de commissions territoriales (groupes locaux de travail, commissions thématiques).
  • L’APPUI AUX PORTEURS concerne les porteurs d’idée et les porteurs de projet privés ou publics, avec ou sans montage de dossier d’aide.
  • LE PARTENARIAT EXTERIEUR correspond à l’organisation de contacts entre l’extérieur et le territoire (ex : accueil sur le territoire de tous les opérateurs d’aide à la création d’entreprise), ou à l’inverse entre le territoire et l’extérieur (ex : accompagner un groupe d’artisans d’art à une journée d’information de la DRAC sur la préservation du patrimoine culturel).
  • L’ACTIVITE PROPRE DE L’ADL indique sa participation à des journées d’information, de formation, de colloques ou à des séminaires.
  • LA PARTICIPATION A LA VIE LOCALE concerne les manifestations où l’ADL intervient en tant qu’invité ou bénévole( non comptabilisée dans les statistiques).

Statistiques

IV- Situation actuelle et perspectives


Ce sont au total plus de 700 actions qui ont été engagées avec l’implication d’une centaine de partenaires depuis la constitution du dispositif.

A l’issue de cette phase expérimentale de mise en place du dispositif, on peut constater :

  • un bon ancrage des ADL sur le territoire ;
  • un niveau d’activité conséquent ;
  • une reconnaissance par les acteurs du territoire (population, acteurs locaux, institutions à mission territorialisée) ;
  • une  capacité à réunir différents partenaires (institutionnels, élus, associatifs…) autour d’un même projet, permettant une mutualisation de moyens et l’ouverture sur une vision territoriale.

Deux objectifs majeurs doivent maintenant être poursuivis pour permettre la pérennisation de la démarche de développement local :

  • poursuivre la structuration engagée sur les territoires ;
  • renforcer le dispositif.

Poursuivre la contribution à la structuration des territoires

Celle-ci passe par deux sous–objectifs :

  • Organiser la demande des territoires

Cette organisation a déjà démarré par le biais de la constitution de groupes locaux thématiques (tourisme, artisanat, environnement…) ou géographiques (Ouanary) qui commencent à élaborer des projets collectifs (ex : stratégie de développement touristique sur la commune d’Awala Yalimapo).

Cependant, cet état de fait doit être renforcé en légitimant systématiquement ces projets au niveau politique local.

A ce titre, la création de « comités locaux de développement » doit être envisagée. Rassemblant les représentants des acteurs ressources d’un territoire (socio-professionnels, associatifs…) et le maire des communes concernées, cet entité permettra la mise en cohérence des projets citoyens et communaux et renforcera le poids des actions retenues au niveau des instances décisionnelles centralisées.

Pour 2006, la mise en place de ces comités est prévue sur deux sites-tests : Awala – Yalimapo – Mana et Saint Georges de l’Oyapock.

  • Inscrire la demande des territoires dans les grands outils contractuels (grands projets Programme Opérationnel…)

Lors des grandes échéances de programmation, les besoins des territoires doivent être inscrits afin d’assurer leur prise en compte sur le long terme.

Dans ce cadre, en ce qui concerne le prochain programme opérationnel, les ADL ont chacun établi un plan d’action territorial 2007-2013. Celui-ci constitue pour l’essentiel en l’actualisation du diagnostic élaboré en 2003, éclairé par l’expérience des trois années passées sur leur territoire. L’ensemble de ces plans d’actions a été regroupé en un programme global afin de faciliter la lisibilité du travail effectué

Renforcer le dispositif

Le Dispositif Régional d’Appui au Développement Local doit se doter de moyens supplémentaires pour faire face aux besoins exprimes localement. Il faut notamment améliorer la couverture sur les territoires particulièrement enclavés (pays amérindien du haut Maroni et du haut Oyapock, écarts d’Apatou, de Gran santi…) et appuyer davantage le traitement des besoins sur les territoires à très forte demande (Mana, St Georges de l’Oyapock…).

Ce volet peut s’envisager à travers une mutualisation des moyens avec des organismes déjà présents sur les territoires.

Par ailleurs, la lisibilité des actions menées doit être améliorée. D’une part, il apparaît nécessaire d’affiner les indicateurs d’activité actuels ; d’autre part, bien que n’existant pas dans le champ du développement local de part la transversalité de celui-ci, des indicateurs de réalisation et de résultat doivent être mis en place. Ce travail vient d’être entamé.


ANNEXE – Liste représentative d’actions engagées au 30 juin 2006