La Pêche

La Guyane, avec une façade maritime de 350 km, dispose depuis 1977 d’une zone économique exclusive (ZEE) de pêcherie d’une superficie de 130000 km² dont 40000 km² de plateau continental.
La pêche est le troisième secteur exportateur de la Guyane (12 millions d’euros en 2007) avec une production de 6319 tonnes au total (2386 t de crevettes et 3933 t de poissons).
Cette activité représente 25 millions d’euros (pêche fraîche et pêche congelée ou transformée, crevettes et poissons).
Source : L’Observatoire économique, CCIG, « La filière pêche en Guyane », édition 2008
La filière en quelques chiffres :
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2007 |
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Production de crevettes |
2 386 t |
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Production de poissons |
3 933 t |
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Nombre de marins en équivalent temps plein : |
420 |
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Flotte : |
145 |
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Nombre armateurs |
50 |
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CA pêche fraîche |
2,5 M€ |
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CA pêche congelée ou transformée |
22,5 M€ |
Source : L’Obs éco, CCIG, mai 2008 « Pêche industrielle et industrie de la pêche »
Les infrastructures de pêche :
- 2003 : Marché d’Intérêt Régional (MIR)
- 2006 : Port de pêche aux normes européennes dans la commune de Sinnamary
- 2007 : le port de pêche du Larivot devient une propriété de la commune de Matoury
On distingue plusieurs types de pêche :
La pêche à la crevette qui est une pêche industrielle et la pêche de poissons, essentiellement une pêche côtière et artisanale et qui porte sur un petit nombre restreint d’espèces (essentiellement vivaneaux, « poissons blancs » et requins).
La pêche fraîche et la pêche de transformation :
La pêche fraîche :
La pêche crevettière :
- 4108 tonnes de capture autorisée.
- 2386 tonnes produites en 2007.
- 337 marins soient environ 230 marins actifs en équivalent temps plein.
La pêche de poissons :
3933 tonnes de poissons dont :
- 2481 tonnes de poissons blancs
- 1446 tonnes de vivaneaux
630 marins pour la pêche artisanale de poissons.
41 ligneurs vénézuéliens sous licence communautaire pêchent le vivaneau et le requin. Ces ligneurs doivent débarquer 75% de leur production en Guyane.
Chiffre d’affaires pour la pêche fraîche : 2,5 millions €.
La pêche de transformation :
Tout acte qui consiste à nettoyer, découper (en filet ou en darne), conditionner, congeler du poisson ou d’autres produits de la mer correspond à de la transformation.
La transformation des produits de la mer se décline comme suit en Guyane :
Dans le domaine du frais :
- Poissons entiers écaillés ou non
- Filets avec ou sans peau
Dans le domaine du congelé :
- crevettes
- poissons entiers écaillés ou non tranchés en darne, filet de poissons
Autres transformations :
Poissons salés, fumés, autres plats cuisinés à base de poissons.
L’industrie de transformation des produits de la mer alimente essentiellement le marché local par le biais des grandes et moyennes surfaces et de la restauration collective.
Chiffre d’affaires pour la transformation : 22,5 millions €.
Autres activités :
Mareyage et transformation des produits de la mer.
La clientèle :
30% de la production crevettière est écoulée sur le marché local.
70% de la crevette est acheminée hors du département :
- La métropole : 85 à 90% des crevettes produites sont destinées au marché de la métropole ;
- Les Antilles : 5 à 10% des crevettes sont à destination des Antilles et 80% de la production de vivaneaux ;
- Le Suriname : 10% des crevettes produites ont été exceptionnellement écoulées sur ce marché en 2007.
La quasi totalité du poisson blanc est écoulée sur le marché local.
80% de la production de vivaneaux est écoulée aux Antilles.
Source : L’Obs éco, CCIG, « La filière pêche en Guyane », édition 2008
Perspectives de développement :
En ce qui concerne la pêche industrielle crevettière, 3 axes de développement vont faire l’objet d’investissements :
- la modernisation de la flotte ;
- la valorisation de la crevette de Guyane par sa labellisation ;
- la conquête de marchés à niche en produits « haut de gamme ».
Pour la pêche de poissons, les investissements attendus concernent :
- la modernisation de la flotte ;
- la mise en oeuvre de moyens pour assurer le développement durable de la pêcherie de vivaneau ;
- la conquête du marché des Antilles pour le poisson blanc.
Pour l’ensemble de la filière, le principal investissement devrait porter sur la modernisation et la création d’unités de transformation à vocation industrielle.







