L'aménagement du territoire
La Guyane par l'étendue de son territoire (1/6e) du territoire national et sa couverture forestière, présente des contraintes géographiques majeures qui ne facilitent pas le développement des voies de communication terrestres. Un enclavement important en résulte et pénalise le développement économique.L'aménagement du territoire, compétence essentielle de la Région Guyane est un axe capital de son Schéma d'Aménagement Régional du Territoire (SAR).
La Collectivité entend favoriser et améliorer les échanges, ainsi que les mouvements de biens et de personnes à l'intérieur de son territoire, mais aussi avec les pays limitrophes et le reste du monde.
Les voies de communications
La Guyane compte 1 300 km de routes dont 397 de routes nationales, essentiellement situées sur la bande littorale. La Région a souhaité lors de l'élaboration de son PDR définir trois axes principaux :· l'amélioration des routes nationales de l'île de Cayenne
· la modernisation de la RN1 en direction de Sinnamary, Iracoubo et Saint-Laurent du Maroni
· l'achèvement de la RN2 devant relier Cayenne à Saint-Georges via Régina
Le précédent contrat de plan , dont le montant des crédits alloués à la Guyane s'élevait à 459 MF (participation de la Région, 180 MF), a permis d'une part la relance de l'activité du BTP par la commande publique et d'autre part de contribuer au soutien des activités économique des communes de l'intérieur des terres.
Depuis 1990, les travaux de réfection des chaussées se poursuivent par tronçons entre Iracoubo et Saint-Laurent du Maroni. Ce programme, qui dispose d'un budget total de 158 millions de francs, concerne 115 km de routes.
Le 24 décembre 1999 a eu lieu l'inauguration de l'élargissement à quatre voies sur 2,2 km de l'axe Balata-Maringoin dans l'île de Cayenne. Le coût de cette opération structurante pour les flux commerciaux en Guyane s'est élevé à 101 MF, La Région ayant participé à hauteur de 23 MF. Le doublement de cet axe routier était essentiel car 90 % des échanges entre le nord de l'île de Cayenne et le reste de la région s'effectuent sur cette route nationale. Le trafic journalier est en effet de 35 000 véhicules. En outre, la mise en place d'un carrefour giratoire près de la crique Fouillée va permettre une meilleure desserte des zones d'activités situées de part et d'autre de cet axe. Une nouvelle liaison vers Matoury via Maya et Cogneau Lamirande est en projet.
La Région participe également au financement des installations portuaires, notamment dans le cadre de la mise à niveau de la plate-forme aéroportuaire (à hauteur de 1 MF) et des travaux de 8,3 MF de l'aéroport international de Rochambeau-Cayenne.
Les Transports collectifs urbains
Chaque année, la Région contribue à hauteur de 300 000 francs au développement des transports en commun dans l'île de Cayenne par le biais de subventions versées au Syndicat mixte de transport en Commun (SMTC).
Cette structure conduit une étude sur l'organisation générale des déplacements. Une étude qui sera suivie de deux autres, soit un plan de circulation et un autre sur le stationnement. L'ensemble de ces travaux doit aboutir à la réalisation d'un Plan des Déplacements Urbains (PDU) avec une programmation dont la mise en œuvre est prévue dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000-2006.
Le Schéma Régional de Transports (SRT)
Cette étude est entrée dans sa seconde phase à savoir le schéma régional proprement dit. Les axes forts proposés par le comité technique sont :
· l'amélioration du dispositif de transports dans la bande littorale
· le renforcement de l'intégration de la Guyane dans l'espace régional du plateau des Guyanes
· le désenclavement de l'intérieur de la région
La loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI)
La loi d'orientation des transports intérieurs du 30 décembre 1982 confie à la Région le soin d'établir un plan régional des Transports et d'organiser des services réguliers non urbains de transports routiers.
Suite à la loi du 23 juillet 1983, la Région est compétente pour créer des canaux et des ports fluviaux à l'exception des ports fluviaux d'intérêt national. Elle peut attribuer des aides au renouvellement et à la modernisation de la flotte de pêche côtière et aux entreprises de culture marine.
La desserte aérienne
En 1997, la Région Guyane a imposé des obligations de service public, notamment tarifaire sur trois liaisons aériennes de l'intérieur assurée par la compagnie Air Guyane : Cayenne -Saint-Georges ; Cayenne-Maripasoula ; Cayenne-SaülA ce titre, elle a obtenu une participation du Fonds d'Intervention pour les Aéroports et le Transport Aérien (Fonds de péréquation des Transports aériens, FIATA) en compensation du déficit d'exploitation. Ce dispositif de compensation a eu pour conséquence, une augmentation de l'ordre de 25 % du nombre de passagers pour la 1ère année. Le caractère vital du maintien de ce service public pour le désenclavement et le développement économique de ces trois communes est incontestable.
Aussi, en janvier 2000, le Ministre des Transports a donné son accord quant à la reconduction de la participation du FIATA, pour trois nouvelles années, sous réserve de l'examen des modifications éventuelles des obligations de service public (OSP). A la demande de la région, le Ministre des Transports a accordé un relèvement du plafonnement de la participation du FIATA à 60 % des recettes commerciales au lieu de 50 % sous réserve des résultats de l'expertise des comptes d'Air Guyane.
Les routes
Les opérations prévues sur le réseau au titre du budget 2001 sont :· revêtement de la RN2 entre Régina et Saint-Georges
· amélioration de la RN1 au-delà d'Iracoubo (2 km)
· restructuration de carrefours en milieu urbain
· carrefour Attila/Cabassou (RN3/RD2)
· carrefour Balata (RN2)
· entrée de Saint-Laurent du Maroni (RN1 - route des vampires)
· études relatives à la remise à niveau des ponts de la RN1 et de la RN2
Le Contrat de Plan Etat/Région donne la priorité au désenclavement de l'intérieur dans le cadre des actions suivantes :
· lancement des études sur le désenclavement de l'intérieur
· engagement des opérations pour la réalisation d'une liaison routière entre Saint-Laurent du Maroni et Apatou.
La "Transguyanaise"
Les travaux engagés depuis 1995 relatifs à la liaison entre Régina et Saint-Georges se poursuivent. La mise en chantier en 1999 pour un coût prévisionnel de 34,2 MF présentaient en fin d'année un taux d'avancement de 75 %. Cette liaison permettra de relier, dans le cadre de la " transamazonienne ", le Venezuela au Brésil et renforcer la coopération entre les territoires. Ce projet d'envergure est le plus important chantier routier de la collectivité et s'élève à 231 MF dont 74, 45 MF à la charge de la Région.La politique régionale
La démarche de développement local est née de la prise de conscience qu'une approche économique classique ne résoudrait pas à elle seule les difficultés auxquelles sont confrontées les communes notamment celles de l'intérieur. La politique de cohésion sociale engagée par la Région s'exprime également dans l'équipement du territoire.Le développement des communes de l'intérieur
Le Plan de développement des communes du Maroni et de l'Oyapock reconduit dans le Contrat de plan vise la remise à niveau des équipements de base des communes précitées ainsi que ceux de Saül et de Saint-Elie.Il s'agit d'améliorer les conditions de vie (éducation, transport, santé, infrastructures…) des populations et celles d'un développement économique, social et culturel de ces parties du territoire. Toutefois ces différentes actions se heurtent aux difficultés structurelles comme par exemple : l'inexistence ou faible marge de manœuvre financière des communes, l'absence de compétences techniques d'où un important besoin en assistance technique, la défaillance des opérateurs, le coût élevé des transports et par voie de conséquence la frilosité des entreprises.
La collectivité entend renforcer le partenariat avec ces communes par la collaboration des services de la Région dans ces zones.
Maitriser l'énergie
L'Europe, la Région et le Conseil général de Guyane, EDF et l'ADEME se sont associés en 1993 dans un programme régional pour la maîtrise de l'énergie (PRME) qui a fait l'objet d'un accord cadre, renouvelé chaque année par des conventions de partenariat.
En 1999, la participation de la Région au titre du PRME s'est élevée à 1 MF. Au total 5,8 MF ont été engagés et ont concerné des opérations de promotion de l'électricité solaire en sites isolés (installation de carbets photovoltaïques à Saül) et sur le littoral ainsi que des actions de maîtrise de l'énergie (électricité, éclairage public) à hauteur de 2,1 MF. Depuis 1995 l'ensemble des programmes permet d'assurer la fourniture en électricité solaire à environ 3 700 familles.
Le développement local
La distribution géographique des entreprises guyanaises établit une ligne de démarcation entre les zones urbaines, très fréquentées, et les zones rurales perçues comme étant peu attractives. A ce titre, la collectivité a inclus dans son dispositif en faveur des entreprises des clauses visant à réduire les disparités internes. Ainsi, les aides des primes régionales à la création d'entreprises (PRCE) sont plus élevées pour les projets concernant une implantation entrepreneuriale en zone rurale qu'en zone urbaine. L'effet recherché est aussi la délocalisation de l'entreprise en tant qu'entité et par extension celle de l'initiative économique.Mise en œuvre depuis quatre ans, la politique régionale de développement local a évolué en fonction de plusieurs paramètres : les possibilités financières de la collectivité, les moyens humains et techniques, la présence sur le terrain de structures susceptible d'identifier les besoins et de répondre administrativement et techniquement aux demandes. Actuellement elle procède à la mise en place de convention de partenariat avec la Communauté des Communes de l'Ouest Guyanais et le parc naturel Régional. Ces conventions ont pour objet le financement de postes d'agents de développement local sur la base d'un programme de missions.







