Budget 2010

Un budget responsable

Respecter ses engagements tout en préparant l’avenir

Buget 2010Le budget 2010 de la Région Guyane s’élève à 154,9 M€, soit une hausse de 9,37 % par rapport à 2009. Dans le contexte de crise que nous traversons et qui risque de fragiliser la Guyane, la Région a fait le choix de la responsabilité en poursuivant fermement son soutien à l’activité économique et à l’emploi. La situation financière saine de la Région, soulignée par la chambre régionale des comptes, nos capacités d’emprunt, la maîtrise de notre structure financière par une programmation rigoureuse de l’engagement de nos dépenses destinées à garantir nos paiements, et la réduction de certaines interventions sectorielles, nous permettent, sans recourir à l’augmentation de la fiscalité, de présenter un budget ambitieux et responsable qui répond à nos prévisions dans le droit fil de nos orientations budgétaires, tout en préparant l’avenir. Quatre axes prioritaires traduisent cette volonté politique, à travers nos crédits d’intervention : l’éducation (26 %), la formation professionnelle (15 %), les transports (12%) et les autres actions régionales (8%).

Préparer l’avenir, c’est, en effet, engager notre responsabilité collective sur la réalisation du programme des chantiers de la mandature. Des moyens seront débloqués pour la poursuite et l’achèvement en 2010 du nouveaux lycée de Kourou, de la route Saint Laurent -Apatou, de la réhabilitation du futur lycée autonome Max Joséphine, et du lycée Melkior-Garré.

Préparer l’avenir, c’est, aussi, préserver des marges de manœuvres fortes en laissant une collectivité en ordre de marche avec une organisation régionale moderne stabilisée, qui est passée de quatre vingt agents en 1992 à plus de deux cent cinquante agents en 2009, dotée de jeunes cadres guyanais motivés, avec une situation financière saine et consolidée, avec un fonctionnement maîtrisé, et, avec un dialogue social permanent. L’exercice de la responsabilité requiert une administration forte, qui constitue le moteur de l’action publique, sous l’impulsion des élus. L’action publique est la traduction d’une responsabilité collective à laquelle chaque maillon, chaque intervenant apporte sa contribution, y compris et on les oublie trop souvent les entreprises qui constituent le maillon le plus important, en tant que chargés de l’exécution de l’action publique. Mettre en cause les compétences des élus, c’est dévaloriser l’action de Guyanais au sein de l’administration locale dont les efforts au service de leur pays ne peuvent plus être mis en doute, c’est dénigrer l’action des travailleurs qui réalisent les chantiers régionaux ou mettent en œuvre les projets de création financés par la Région. C’est accréditer la thèse que les guyanais sont des irresponsables.

Préparer l’avenir, c’est également orientations nos actions sur les défis du développement de la Guyane, auquel la Région doit prendre toute sa part.

Le budget pour 2010 est donc une réponse, à la mesure de nos moyens, à la crise. C’est le sens qu’il faut donner au débat sur l’évolution statutaire de la Guyane.

La consultation populaire du 10 janvier 2010 sur le choix du cadre de l’article 74 doit ainsi constituer un moment décisif pour démontrer la capacité des Guyanais à imaginer un avenir commun, à se rassembler sur un modèle de gouvernance et de développement qui contribuerait à mieux structurer notre société et nous-mêmes en nous permettant de forger notre identité, notre particularité. Nous n’avons pas vocation à contrecarrer seuls, efficacement, l’ampleur des difficultés économiques et sociales de la Guyane. C’est, par conséquent, l’ensemble des acteurs publics et privés, la société civile qui doivent agir de concert au service de la population.

Voir le budget 2010