Assemblée Régionale
La nouvelle équipe régionale, que j’ai l’honneur de diriger depuis le mois de mars 2010, se trouve dans une situation inédite, et, dans le même temps, face à un défi à la fois incommensurable et particulièrement exaltant.
En effet, tandis que nous nous faisons un devoir de mettre en place le programme qui a valu à notre liste d’être portée aux responsabilités, nous devons nous atteler simultanément à organiser l’installation d’une nouvelle collectivité qui sera précisément amenée à remplacer, à brève échéance, celle que nous ne dirigeons pourtant que depuis quelques mois.
Cet état de fait, qui doit certainement interpeler nombre d’entre vous, ne constitue en réalité qu’une apparence de paradoxe. La totalité des compétences de la Collectivité régionale (au même titre que celles du Conseil général) étant appelée à être transférée au sein de la future Collectivité unique, les chantiers que nous lançons aujourd’hui, s’agissant notamment du développement économique, de la formation professionnelle, de l’aménagement du territoire et du désenclavement des communes de l’intérieur, auront vocation à être poursuivis par l’équipe à qui vous choisirez de confier les clefs de cette nouvelle institution.
Nous devons donc aujourd’hui redoubler d’efforts, afin de rester concentrés sur nos missions, et éviter absolument de se laisser accaparer par la seule perspective de cette évolution, aussi majeure et historique soit-elle. A ce titre, et malgré la relative proximité du redéploiement de l’ensemble des agents du Conseil général et du Conseil régional au sein de la Collectivité unique, nous mettons un point d’honneur à ce que le personnel de la Collectivité régionale soit totalement en ordre de marche, et que chacun se trouve en situation de donner sa pleine mesure. C’est tout l’objet de la réorganisation à laquelle nous avons travaillé durant plusieurs semaines, et qui est en passe désormais de donner
ses premiers fruits.
Notre marge de manoeuvre, particulièrement étroite, ne nous laisse aucun droit à l’erreur. Nous avons bien conscience que nous allons être jugés à court terme sur des chantiers (schémas d’aménagement, schéma minier, rattrapages structurels, rééquilibrage du
territoire, résorption de la fracture numérique, fluidification du trafic routier de l’Ile de Cayenne, etc.) dont les effets ne seront visibles pour l’essentiel qu’à moyen-long terme.
C’est un challenge que nous assumons sans états d’âmes, mais qui réclame l’adhésion et l’implication de tous. C’est pourquoi nous nous engageons à vous tenir régulièrement informés de l’état d’avancement de nos projets. Action, transparence, et concertation seront les maîtres mots de notre mandature, et vous aurez tout le loisir de le vérifier au cours des prochains mois, et des prochaines années.
Rodolphe ALEXANDRE,
Président de la Région Guyane









