La vannerie wayana à l'honneur

Le Musée des Cultures Guyanaises inaugure, le vendredi 20 octobre prochain, une nouvelle exposition intitulée :

Wayana / Natures croisées.

Une exposition centrée sur la vannerie des Wayana mais qui veut aussi faire mieux connaître ce peuple amérindien du fleuve qu’on nommait autrefois Roucouyennes.
 
Les Wayana sont un des six peuples amérindiens de Guyane mais ils sont aussi présents au Brésil et au Surinam.

En 2003, les Wayana étaient estimés globalement à environ 1400 individus dont à peu près 800 en Guyane. Certains ethnologues les appellent, avec les Wayampi, « amérindiens des grands bois » car la forêt et le fleuve sont leur lieu de vie et ils en tirent leur subsistance.
 
La vannerie, objet de l’exposition, est étroitement liée à cet environnement. Les plantes utilisées pour sa fabrication, dont l’arouman, proviennent majoritairement du milieu naturel forestier. Et avec les objets issus de la transformation de ces plantes, les Wayana se donnent des moyens de vivre dans ce milieu.
 
Le travail de vannerie est une affaire d’hommes. Mais les femmes et les enfants aussi utilisent les objets en vannerie dans les activités quotidiennes : récolte et transformation du manioc, chasse et pêche... Ce sont ces objets d’usage courant qui sont majoritairement présentés dans l’exposition.
 
En plus de cette dimension utilitaire, la vannerie a une forte dimension culturelle. Lorsqu’elle est décorée, ses motifs véhiculent l’imaginaire d’un peuple qui sait symboliser le réel aussi bien que le mythe. Les objets de fibres croisées se retrouvent aussi dans les rituels comme le maraké. Ainsi en est-il du « Cunana » qui emprisonne les insectes de l’épreuve de bravoure…
 
Un autre volet de l’exposition puise sa matière dans une expérience d’ethnomathématique menée à l’école d’Elahé, dans le Haut Maroni. Il s’agit d’un essai d’apprentissage des mathématiques à travers les motifs de vannerie.

Rappelons que l’ethnomathématique consiste à faire appréhender des notions scolaires à travers une activité traditionnelle intégrant « inconsciemment » une démarche mathématique. Ainsi, les motifs de vannerie mettent en évidence des concepts plus ou moins abstraits tels que symétrie, rotation, agrandissement, matrice, algorithmes…
 
Une exposition en objets, images et textes qui intègre aussi un reportage filmé de Jean-Philippe ISEL sur le Maraké et un petit espace ludique pour s’essayer à la vannerie.


L’exposition restera en salles jusqu’au 03 mars 2007.
 
Contacts presse :

 

Contact : Téléphone : 05 94 31 41 72 
                 courriel : MCG87@wanadoo.fr 
                 web : http://www.mcg973.org/