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Climat

Le climat de la Guyane est de nature équatoriale.

La période du bagne a alimenté des fantasmes tenaces sur la nature exacte du climat de ce département. Ce climat comprend deux saisons sèches peu marquées et deux saisons des pluies :

 

Décembre à février : petite saison des pluies.
Mars à mi-avril : " petit été de mars "
Mi-avril à juillet : grande saison des pluies
Août à décembre : grande saison sèche.

Ces précipitations sont réglées selon les mystères de la Zone Intertropicale de Convergence, appelée communément la " ZIC ". Les autres saisons sont plutôt influencées par l'anticyclone des Açores et celui de Saint Hélène. La ZIC balaie la Guyane, une première fois, de décembre à janvier dans son mouvement vers le sud, puis une deuxième fois, de mai à juin lorsqu'elle remonte vers le Nord.

Un réseau hydrographique dense

L'abondance des précipitations et l'imperméabilité de la plupart des roches du socle et de l'épais manteau de débris qui le recouvre expliquent la densité du réseau hydrographique. Le territoire des trois Guyanes est drainé par seize fleuves côtiers importants qui aboutissent tout à la côte par un profond estuaire. On distingue huit fleuves très importants :

L'ESSIQUIBO, Le DEMARARA, Le CERENTYRE, le SURINAME, Le MARONI, l'APPROUAGE et l'OYAPOCK.

En Guyane, le MARONI est le fleuve le plus important de Guyane, 520 Km de long avec un débit de 1700 m3/s. Il est issu de la réunion à Grand Santi du fleuve TAPANAHONI surinamien et du LAWA guyanais. Il forme la frontière entre la ville de Saint-Laurent du Maroni (GUYANE) et Albina (SURINAME)

Il existe une identité très forte liée au Fleuve qui tient : à la langue parlée en majorité : le BUSHE NENGUE

· A une économie marginale mais très active d'autant que la frontière permet des échanges économiques entre la Guyane et le Suriname.

· A une organisation de l'espace très solide (Organisation des villages autour d'un chef du village, d'un capitaine et d'un grand man). Les bushes nengues ont pu reconstituer un système d'organisation africaine. Ils occupent de façon continue les rives françaises et surinamiennes. Le fleuve MARONI, est l'espace, le lieu de vie de ces populations pour qui, la frontière n'existe pas : c'est un boulevard.